Nous avons adressé à la Chambre des Députés une demande exigeant l’examen immédiat de l’instauration de sanctions contre la banque GPB International S.A., enregistrée en plein centre du Luxembourg.
Il ne s’agit pas simplement d’un établissement financier, mais d’une structure liée à Gazprombank, l’un des piliers du système financier russe.
Des sanctions déjà en vigueur – mais pas au Luxembourg
La banque est déjà soumise à des sanctions américaines en vertu des décrets Executive Order 13662 et Executive Order 14024, appliqués par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC).
Selon les autorités américaines, de telles structures permettent à la Russie de conserver l’accès aux circuits financiers internationaux malgré la pression des sanctions.
👉 Il s’agit en réalité de mécanismes permettant de contourner les restrictions et de soutenir la stabilité financière d’un État en guerre.
Question de responsabilité : peut-on ignorer cela ?
Nous soulignons que, dans le contexte de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine et des nombreuses victimes parmi la population civile, toute infrastructure financière liée au système bancaire russe entraîne non seulement des conséquences économiques, mais également des implications morales.
À notre avis, le maintien de telles structures au Luxembourg :
- met en péril la réputation du pays en tant que centre financier ;
- crée des risques d’implication dans le contournement des sanctions ;
- soulève la question de la responsabilité politique.
Demandes adressées au Parlement
Notre appel à la Chambre des Députés comporte :
- L’examen urgent de l’instauration de sanctions nationales contre GPB International S.A. ;
- L’adaptation de la législation luxembourgeoise aux mesures prises par les alliés, notamment les États-Unis et l’UE ;
- Le renforcement du contrôle des flux financiers liés aux structures sanctionnées ;
- L’assurance de la publicité et de la transparence des décisions sur ce sujet.
Le Luxembourg face à un choix
Cette situation place le Luxembourg devant un choix de principe :
- maintenir son statut de place financière neutre ou
- adopter une position plus ferme dans le cadre de la politique internationale de sanctions.
Dans le contexte de la guerre en cours en Ukraine, cette question dépasse l’économie et devient un enjeu de position politique nationale.


